Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist

♪ Ich bin nich' ich wenn du nich' bei mir bist
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Fürstin
« Zwei Wochen, um zu leben »
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Son sourire était ce qu'il y avait de plus délicieux à voir, son regard toujours timide commençait à ne plus hésiter à se poser sur les gens, ses gestes étaient devenus sûrs, une prestance émanait d'elle à présent. Elle était sublime. Meine Fürstin. J'aimais à le croire, même si je la voyais s'éloigner, j'étais devenu son confident, le matin elle cherchait toujours ma compagnie, le moindre de ces sourires me faisaient vivre, quand elle s'éloignait, ce léger parfum restait toujours, j'aurais voulu qu'elle ne parte jamais, qu'elle reste là. Elle était comme le printemps à mes yeux, elle semblait pouvoir faire fondre tous nos problèmes de son simple rire si doux. Elle était vraiment ce que j'avais de plus précieux au monde, bien plus que le succès, ma batterie, mon groupe, même ça je pouvais le dire à présent. Elle était bien plus importante à mes yeux que Tokio Hôtel. Je crois que si j'avais dis ça aux gars, ils m'auraient regardé avant de me remettre les idées en place. Pourtant c'était ce qu'elle était à mes yeux. En un laps de temps elle m'avait fait découvrir une nouvelle vision des choses. La sienne. J'aurais voulu qu'elle ne reparte pas. J'aurais voulu qu'elle ne prenne pas le train. J'aurais voulu que ces vacances durent indéfiniment.

# Postato sabato 03 novembre 2007 05:57

Modificato sabato 03 novembre 2007 06:49

♪ Hier drin' ist es voll von dir und leer

♪ Hier drin’ ist es voll von dir und leer
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Die Begegnung
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Finalement, je crois qu'on peut le dire, nous l'attendions tous avec un regard curieux, comment se pouvait-il que toutes les choses qu'elle nous avait raconté, puissent être vraies ? On n'enferme pas une enfant, on ne l'empêche pas de vivre. Plus le fait de ne pas être ouverte au monde, je craignais de ne pouvoir comprendre ce qu'elle avait vécu. Dans la voiture aux vitres teintées, ils semblaient tous aussi silencieux que moi, même si je savais très bien qu'ils n'en pensaient pas moins. « Deux semaines pour vivre. » Tel était le credo de cette jeune fille qui avait décidé de s'occuper de cette enfant. Enfant qui n'avait pas vécu ce qu'elle devait vivre, enfant à l'enfance tourmentée, enfant basique, sans aucun moyen de distinction, mais une personne tout de même. Le bruit de la route, le moteur silencieux, la respiration des gars, je les entendais que trop tandis que mon esprit était concentré sur cette jeune fille. Comment était-elle, comment parlait-elle, et comment vivait-elle ? Qui était-elle derrière ce nom aux douces consonances allemandes, que notre meilleure amie nous avait donné ? Nash Harvenheit. Dix sept ans, vivant en Irlande. Mère allemande, père anglais. C'était une carte d'identité sans visage que l'on avait eu, une enfance trop triste que l'on avait écouté, un rêve brisé à la racine. Comment faisait-elle ? C'était l'incompréhension générale. Que pouvions-nous faire, nous qui étions adulés, aimés, respectés, et surtout enviés, nous n'étions pas nés avec tous ça, mais finalement nous vivions dans ce monde tant admiré. Nous étions les Tokio Hôtel, notre nom était partout, nos visages aussi. Alors que pouvions-nous faire, nous qui vivions dans un monde si différent du sien ?

La voiture s'arrêta dans un mouvement qui manqua de faire tomber Tom. Cela nous fit rire, et sûrement, cela nous fît sortir de ce silence pesant. Nous ne maquillâmes pas nos visages de faux sourires, ils étaient vrais, ils étaient destinés à cette jeune fille que nous allions découvrir, mais aussi à Claudia, et à Andréas, nos meilleurs amis. La première était la vice-présidente du fan-club, le second, notre ami d'enfance que tous les fans connaissaient et qui dirigeait le fan-club. D'ailleurs nous allions dans le bâtiment où ils avaient d'installer le siège de cette activité. Tom plaça ses lunettes de soleil sur son nez, posant à moitié, ce qui fit sourire Bill son frère, qui le prit par les épaules, tandis que nous avancions dans ces couloirs silencieux. Georg me fit un sourire tandis qu'il avançait de sa démarche habituelle, sûre et calme, je suivais derrière en jouant avec mes lunettes que j'avais en main. La porte que l'on commençait à voir au bout du couloir, me semblait si proche mais tellement dure à atteindre. Tom plaça sa main sur la poignet, mais Georg le devança en entrant avant lui sous le regard courroucé du jeune homme tandis que Claudia lui sautait au cou lui criant un « Mon amour » Sans doute une prise de conscience de sa part quand elle observa la personne dans ses bras. Avant de tirer une grimace dont elle seule avait le secret.

- Ah non, ce n'est pas mon amour.
- 'Dia....
Voix d'outre tombe ? Non juste Bill qui semblait assez jaloux sous nos regards amusés.
- Ben quoi, tu sais très bien qu'ils sont tous mes amants.
- Pas moi tu me suffis comme amie.
Réplique sensée casser la jeune fille qui me regarda avec un regard outrée mais malicieux, il me semblait connaître d'avance ce qui allait se passer. Et ça se passa.
- Mais mon amour, la nuit dernière...
- C'est un secret, murmurais-je en faisant une moue malicieuse. A ce moment je crus entendre un rire discret mais je ne pu y prêter attention car la demoiselle aux longs cheveux noirs, sublimissime demoiselle, s'écria avec passion « Oui le secret, il ne faut que les autres sache nos nuits torrides ». Rire commun de nous quatre tandis que Bill semblait tirer une tronche de quatre mètres de long à notre plus grand plaisir. Puis la jeune fille cessa son jeu avant d'aller dans les bras de Bill. Je crois qu'à ce moment là on aurait pu le voir ronronner, l'effet aurait été le même. Autant le dire, Claudia et Bill formait un couple parfait à nos yeux, bien sûr les fans n'était pas au courant, Bill s'était arrangé pour qu'ils croient qu'ils avaient rompu après un mois, d'ailleurs Tom avait bien fait marché Claudia ce jour là.

Tandis que les deux amoureux se bécotaient sous le regard de Tom qui soupirait d'ennui je m'approchais d'Andréas qui semblait bien occupé par toute la paperasse. Le saluant lui aussi je remarquais une fine silhouette dans l'ombre entre le canapé et le mur, cachée dans le coin, qui nous épiait de ses grands yeux argentés. Argentés oui, d'un bleu tellement froid, pourtant des yeux tellement évocateur. J'avais l'impression de plonger dans un gouffre. Aide-moi semblaient-ils dire. Aide-moi. Comment puis-je t'aider ? Je ne sais même pas ce que tu as vécu. Quand nos regards se croisèrent elle baissa la tête, serrant un peu plus ses mains qu'elle tenait devant elle. J'eus envie de la prendre dans mes bras, c'était incompréhensible, je ne la connaissais pas, pourtant j'avais envie de l'aider. D'ailleurs en parlant d'aide, je sentis une main sur mon épaule, et me retournais pour voir 'Dia qui me souriait gentiment.

- Gus' voici Nash ma cousine.
Sourire de sa part tandis qu'elle tirait la jeune fille, ayant lâché mon épaule pour la ramener à la lumière.
- Nash je te présente Gustav mon nounours, derrière celui que j'ai sauvagement agressé c'est Georg, un Yeti de première classe, ensuite il y a Bill, my Boy Friend et pour finir, le gars avec des dreads is Meine beste freunde.

La jeune fille qui nous apparut nous arracha un soupir collectif. Jolie ne conviendrait pas pour moi. Belle sans doute mieux. Rien que son regard m'avait ébloui. Une jeune fille qui avait des cheveux noirs assez longs, un sourire timide, non maquillé, un n½ud dans ses cheveux, un jean simple taille basse qui retombait sur ses hanches fines et délicates, un tee-shirt, noir avec un dessin en blanc dessus. C'était simple, il n'y avait rien pour la démarquer dans sa tenue, mais elle m'apparut sublime. Petite poupée timide, serrant ses mains blanches devant elle, baissant les yeux, un peu trop perdue. Elle ressemblait à Claudia, la forme de son visage, cette couleur de cheveux, la finesse de son corps, mais tout dans l'attitude la démarquait de sa cousine. D'ailleurs celle-ci lui ordonna d'un ton strict de relever la tête, ce qu'elle fit sans attendre. Un visage fin sans imperfection, des yeux cherchant un endroit où se poser, une longue rangée de cils qui ne cessait de se baisser sous des sourcils délicats. Tom s'approcha d'elle un sourire aux lèvres. Je ne pensais pas que ce tombeur de ses dames oserait, mais il osa.

- Super Jolie, Commença-t-il en tournant presque autour. J'avais l'impression de voir un vautour, même si il n'y avait rien de méchant dans sa façon d'être. D'ailleurs Nash en entendant ce compliment, rougis en rebaissa la tête sous le regard de Claudia, mais la releva aussitôt en voyant ce regard justement.
- C'est vrai, elle est très belle.
Bill avait sa façon à lui de dire les chose avec sa voix douce, il fixait la jeune fille avec un sourire confiant. C'était un peu pour atténuer l'effet des mots de Tom sur elle. Georg se contentait d'affirmer leur propos d'un signe de tête l'observant également. Je crois que j'ai dû faire potiche à ce moment tellement je ne bougeais plus et resté silencieux, pourtant au bout d'un certain temps qui me parut alors infiniment long je me risquais à un « Oui très jolie »

Je respirais enfin, comme si j'étais resté trop longtemps en apnée. J'allais sourire et m'approcher comme les autres de la jeune fille qui était devenue le centre de l'attention, quand Claudia la vit pleurer et prit sa cousine dans ses bras fusillant Tom d'un regard noir.
- Tu l'as fais pleurer, espèce d'animal tu lui fais peur !
- Animal ?! Mais qu'est-ce que j'ai encore fais ? s'écria le jeune homme en observant la jeune fille qui semblait presque étouffer sa cousine tellement elle la serrait.
- Tu lui fais peur en lui tournant autour espèce de pervers.
- Pervers ? Nan mais franchement, gamine va, tu t'es vu. Bon viens Nash.
Tom eut un sourire avant de prendre délicatement les mains de Nash qu'il entraîna hors des bras de Claudia, avant de passer un bras sur son épaule. C'est alors que je pus enfin entendre un rire venant de sa part, elle remercia Tom d'une si petite voix que je crus ne pas l'avoir entendu, mais Tom eut un sourire avant d'ajouter un « C'est normal, tu es la princesse de ta cousine, faut bien qu'on prenne soin de toi, allez viens, les vacances ça ne fait que commencer »

Princesse. Il avait mis le bon mot sur le sentiment que je ressentais.
Nash était une princesse à mes yeux.

# Postato sabato 03 novembre 2007 07:41

Modificato sabato 03 novembre 2007 07:53

♪ Wilkommen in unser'm traum

♪ Wilkommen in unser'm traum
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Des Wiederauflebens
Chapitre 1
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Dans ma tête résonnaient ces douces chansons que nous chantions pour les fans. Devant moi je voyais Tom qui s'amusait à faire rire Nash en lui racontant des histoires débiles sur ce qui lui était arrivait à l'école. C'était bizarre, mais son rire me rendait la vie, comme si il m'avait manqué quelque chose durant ces dernières années de ma vie. J'avais l'impression que si je continuais à la regarder comme ça, j'allais me retrouver ailleurs, perdu dans des souvenirs. C'était le genre de personne, qui dès le premier regard vous envoutez d'une telle manière que vous vous sentiez incapable de faire quoi que ce soit pour vous défaire de ce sort. Georg était en pleine conversation derrière moi, ce fut sans doute son rire qui me sortit de ma torpeur. M'avaient-ils vu en train de regarder cette petite princesse un sourire tendre aux lèvres ? Sans doute pas. Bill était accroupi près d'Andréas observant le travail qui l'empêchait de venir avec nous. Enfin empêcher, il fallait surtout quelqu'un pour tenir le fan-club, et Claudia n'étant pas officiellement vice-présidente, Andréas devait accomplir cette noble tâche. Je m'approchais alors les mains dans les poches que si de rien n'était vers le bureau avant de lancer à Andréas d'un ton qui se voulait moqueur, mais sans méchanceté derrière : « Alors ? Tu vas garder la maison ? » Celui-ci releva la tête me jetant un regard noir tandis que Claudia s'asseyait sur ses genoux sous le regard de Bill, celle-ci lui lança un clin d'½il avant de se mettre à parler à son tour.
- Tu aboies hein si il faut ou tu grognes ? Comme tu veux Chéri.
- Toi... Dépêche-toi de filer avant que je change d'avis.
- Mais mon amour répliqua la jeune fille, tu sais très bien que je t'aime, c'est juste deux semaines en Espagne, dans un appartement au bord de la côte, avec piscine et jacuzzi, sans parler de la plage privé, tu rates rien.

Sous nos regards pétillants, nous pûmes la voir s'enfuir à toutes jambes tandis que Andréas avait essayé de l'atteindre avec un journal. Suivant `Dia du regard, je voyais à nouveau Nash dans ma vision. Elle souriait timidement tandis que Tom essayait de lui expliquer le programme des vacances. Mais quand il prononça le mot 'surprise' la jeune fille devant rouge avant de secouer négativement la tête disant qu'elle n'en voulait pas. Je ne comprenais pas vraiment cette attitude, il semblait pour elle qu'il y avait quelque chose de mal à lui faire des cadeaux. C'est à ce moment là que tout revient au galop, la discussion que nous avions eu avec Claudia. Nash n'avait pas une vie comme tout le monde. Nash était à part. Nash était de ses enfants enfermés et meurtri au fond du c½ur dès leur plus tendre enfance.

Il y a des regards qui vous bouleversent, qui vous donne l'impression que votre point de vue n'est plus le bon. Celui de Claudia il y a à peine quinze jours était un de ces regards. Sa demande nous avait surpris, étonné, nous allions être clair et dire non, pourtant nous ne pouvions plus le dire dès que nous avions croisés ses deux yeux couleur noisette. Des mots qui s'enchaînent, une histoire qui n'en est pas une qui se raconte, de l'indignation, de la colère de la tristesse, un mélange de sentiments qui nous embrouillent. Mais on comprend. Comment ne pas comprendre cette envie de vouloir l'aider, comment ne pas comprendre que c'est la première fois qu'elle pourra la voir aussi longtemps. C'est normal que ça soit important pour elle, et forcément ça le devient pour nous. Quelques explications en plus, elle ne nous connaît pas. Ne sait rien de nous, de cette folie qui nous entourent, de ce monde chatoyant qui nous berce, ni même de qui nous sommes. C'est sans doutes pour ça qu'elle n'a pas hurlé à notre arrivée. Petite fille normale rencontrant des gens de son âge. Timide mais normale. Il fallait la convaincre qu'elle était normale, c'était la première chose à faire. Après cela n'avait pas vraiment d'importance.

- Bon c'est pas qu'on t'aime pas Andréas mais on a des choses à faire avant d'aller prendre l'avion. Lança Claudia en se dirigeant par la porte au bras de son Chéri. Après avoir salué le jeune homme blond qui grognait presque. Je reportais alors mon regard sur Nash qui continuait d'avancer aux côtés de Tom. On peut le dire, sous un regard extérieur, j'observais un de mes meilleurs potes en train de parler avec une fille, en moi j'avais l'impression qu'une jalousie maladive m'habitait et commençait déjà me ronger. Suivant alors la troupe nous retournâmes dans la voiture. La ruelle était déserte, tout le monde attendait déjà à l'aéroport. Tandis que l'on s'asseyait dans la voiture, Tom se glissa dans le fond avec Claudia et Bill tandis que Nash se plaçait entre Georg et moi. D'ailleurs celle-ci se retourna un instant quand Tom l'appela et se remit en place avec un Ipod en main sous le regard malicieux du dreadeux. Il lui murmura alors d'un ton charmeur « Ecoute tu verras ce qu'est la musique » C'était donc de ça qu'ils parlaient tout à l'heure. De musique. D'un côté je fus rassuré. Je n'avais pas vu Tom aussi sérieux et charmeur depuis longtemps. Peut être parce que je m'étais habitué à le voir en tombeur qui sait. Nous avions deux heures de route prévue. Deux heures durant lesquelles on parla peu, Ipod aux oreilles. Parfois j'entendais rire Claudia derrière, mais j'étais dans un état de somnolence qui m'empêchait de chercher pourquoi elle riait. A côté de moi, Nash semblait s'endormir aussi avec sa musique aux oreilles. Qu'est-ce que Tom pouvait bien lui faire écouter ? Sûrement du Hip-hop. Vous vous êtes déjà senti inutile ? A ce moment j'étais vraiment jaloux de Tom qui avait sût s'imposer sans forcer au près d'elle, qui semblait déjà bien la connaître puis qu'elle riait avec lui. Etais-je jaloux de cette place qu'il avait au près d'elle, ou alors vexé d'être encore dans l'ombre ? Sûrement l'un des deux. Pourtant je n'en tenais pas rigueur, notre but premier était bien de la faire vivre pendant deux semaines, ce que Tom avait bien commencé je dois dire. A notre entrée dans la capitale, la jeune fille à côté de moi cessa de fermer ses yeux presque endormis pour regarder autour d'elle. Berlin grand capitale d'Allemagne, il me semblait qu'elle ne connaissait pas. Nous non plus je dois dire. Nous connaissions la salle de concert, le lieu où nous signions nos autographes et les hôtels. La voiture prit alors à gauche et se mit à rouler dans un entrelacement de ruelle tandis que Claudia à l'arrière souriait d'un air malicieux. Je venais de comprendre notre destination. Cet endroit là. Peu connu, il serait parfait pour sa première surprise.

Nous avions décidé de la combler de cadeaux, de la gâter pendant deux semaines, de faire d'elle une princesse durant ce cours espace. C'était notre façon à nous de l'aider, de lui faire comprendre qu'elle avait le droit de vivre elle aussi. Que elle aussi elle avait le droit d'être comme tous ces adolescents, de vivre pleinement ses rêves. Lorsque la voiture s'arrêta, celle-ci se retenue à mon épaule pour ne pas basculer, et me fit un petit sourire. Je lui répondis sans mal à ce sourire timide mais présent avant de l'aider à sortir de la voiture. Celle-ci réprima un frisson. Elle n'avait pas pris de veste. Observant Claudia, elle me fit un clin d'½il. Cette première tâche n'allait pas être si simple que ça. Poussant avec douceur la jeune fille, je l'emmenais vers la porte d'une sorte de hangar que j'ouvris non sans peine. Derrière il y avait une porte d'un magasin. Enfin on appellerait plutôt ça le dépôt. C'était là que Bill et Claudia faisait parfois leur garde-robe, enfin surtout Claudia qui ramenait des fringues à Bill. Devant moi Nash restait devant n'osant pas entrer les yeux plein d'étoile, comme si on lui avait annoncé que son anniversaire avait été annoncé ou encore une autre bonne nouvelle de ce style. Claudia poussa la porte du magasin qui sonna tandis que nous rentions. J'imaginais déjà la réaction de Nash quand nous allions lui annoncer ce que nous faisions ici.

- Oh Claudia ça faisait longtemps dis-moi.
- Hey Karl mon amour, tu vas être riche quand on repartira.
L'homme qui venait d'arriver arqua d'un sourcil en observant Claudia d'un regard inquisiteur. C'est sûr qu'en l'entendant dire ça, on pouvait croire à une magouille. D'ailleurs lui il attendait la suite de ces paroles.
- Ce que 'Dia veut dire, c'est qu'on refait la garde robe d'une amie donc on va acheter des tonnes.
Karl eut un sourire pour Bill qui venait de parler tandis qu'à côté de moi, Nash étouffait un cri secouant négativement la tête. Bill se retourna vers elle avant de l'entraîner dans les rayons suivit de Claudia qui battait joyeusement des mains devant ce shopping joyeux qui s'annonçait. De notre côté, Tom Georg et moi, avions décidés de nous installer près des cabines d'essayages en attendant que nos deux tourtereaux aient choisis pour Nash, tache qui semblait assez difficile. Nous devions en quelque sorte jouer le jury qui choisirait quelle tenue iraient mieux à Nash. Combien de temps nous restâmes là silencieux, souriant aux exclamations que poussait Claudia qui s'exhortait à pousser sa cousine à prendre tout ce qui lui plaisait. Il y en avait pour tous les goûts, pour tous les genres et tous les styles, on ne pouvait pas ne pas trouver son bonheur ici. Après une bonne demi-heure d'attente, nous pûmes alors voir Claudia de même que Bill avec pas mal de panier plein à craquer. Claudia les posa dans la cabine, et poussa Nash à l'intérieur et les séances d'essayage commencèrent.

Nous eûmes droit à un défilé haut en couleur, passant de différents styles, ils semblaient qu'ils n'avaient rien épargnés. Claudia en tant que fille sublime qui savait s'habiller, proposait à Nash différentes tenues qu'elle devait essayer. Bill donnait son avis et si ça lui plaisait on nous demander le notre. Finalement après un bon deux heures dans les cabines, nous avions fait notre choix. Certain la considéreront comme une emo chic, mélangé avec un look punk, moi je la voyais unique. Elle sortit de la cabine avec des vêtements qu'elle pourrait garder sur elle. La transformation était épatante. Un tee-shirt longs avec des inscriptions dessus, un blouson zippé à capuche par-dessus, pas mal de collier qui pendait à son cou, et un jeans avec des trous, des épingles, des badges et des bouts de tissus recousus. Elle n'était plus simplement belle, elle était sublime. Le mot était le mieux approprié. Tom la regarda et ajouta d'un ton malicieux « Sans commentaires » Avant de se diriger vers la caisse les mains dans les poches où Claudia tendait sa carte bleue à Karl en ajoutant de ne pas oublier les fringues que Nash portait. D'ailleurs celle-ci ajouta d'une voix pâle à Tom « Tu n'aimes pas ? » Elle semblait anxieuse. Elle semblait déjà dépendre de lui. Je ne comprenais pas tellement pourquoi elle semblait si attachée à lui. Tom se retourna alors lui décochant un sourire malicieux avant de passer son bras sur son épaule. Et de l'emmener vers la sortie tandis que Georg portait les sacs. Nous eûmes à peine le temps de nous approcher de la sortie, que Claudia arriva férocement, nous barrant la porte sous le regard étonné de Tom. Elle nous prévoyait quoi encore. Sans doute quelque chose de terrible, vu comment elle empoigna le bras de Nash pour la tirer à nouveau vers l'intérieur de ce dépôt magasin. C'était un magasin pour des particuliers, peu de gens connaissaient le dépôt en lui-même, la boutique située deux rues plus loin, était bien plus connue.

Claudia fit asseoir Nash sur une chaise, et appela Bill qui arriva avec tout un nécessaire de coiffure. Il avait dû être coiffeur dans une autre vie. A côté de moi Tom éclata de rire, il s'était vraiment attendu au pire en voyant Claudia aussi déchaînée. Nous assistâmes donc à une ½uvre d'art de Bill. Il semblait si expert avec ses ciseaux, ses peignes et autres accessoires qu'il avait dû être coiffeur dans une autre vie. Les mèches de la jeune fille tombaient par dizaine au sol, tandis qu'il lui faisait une coupe déstructurée avec une longue mèche cachant la moitié de son visage. L'androgyne hésita à lui faire des mèches, mais Claudia lui expliqua, que la couleur naturelle de Nash était déjà assez voyante pour qu'on en rajoute. Après une bonne demi-heure, Bill lui tendit un miroir, et Nash l'observa sans comprendre. Elle ne se reconnaissait plus. Tom siffla d'un air admiratif, ce qui lui rendit le sourire. Je souriais de mon côté, tandis que Claudia battait des mains comme si c'était elle qu'on avait relookée, et entraîna Nash derrière elle en courant. Passant devant Tom, Georg et moi, elle nous décocha un sourire doux, même si je savais qu'il était particulièrement pour Tom. Chaque sourire de Nash semblait être pour lui. Ca c'était fait. Mais tout ne faisait que commencer. Son rêve à elle, ma déchéance à moi.

Pourquoi déchéance ? Parce que je commençais à trop m'attacher à elle. Même pas cinq heures avec elle, et j'étais déjà accro, foutu, abandonné devant ce qu'elle était. Elle semblait si unique devant mes yeux, unique mais loin, j'avais l'impression que je ne resterais qu'une vague connaissance de vacances à ses yeux, tandis que Tom prenait de l'importance et Bill aussi. En parlant de Bill, il avait disparu, tandis que Claudia nous menait dans une boutique d'accessoires et de bijoux. Elle avait prévu de tout refaire pour elle. Déjà dans la friperie, elle avait pris plusieurs paires de chaussures, des converses, des ballerines, des bottes, des rangers, tout ce qui pouvait aller avec les fringues que Nash allait porter à l'avenir. Georg avait déposé les sacs dans la voiture en passant. Car tous ce qu'on faisait, il y allait en avoir des sacs. Dans la boutique, Nash trouva un béret ravissant que Claudia lui mit sur la tête à la manière anglaise, on lui dégotta des lunettes de star, plusieurs sacs, dont un en bandouillère qui allait étrangement avec son jeans, pas mal de bijoux en plus de ce qu'elle avait pris dans le magasin précédent. Claudia s'amusa avec des portes clefs, elle prit aussi un porte-monnaie, des breloques pour son portable... D'ailleurs en parlant de portable, elle demanda à Georg d'allait en acheter un dans une boutique dans le coin. Celui-ci ajouta qu'il prendrait un abonnement sous son nom tandis que Nash essayait en vain de le faire changer d'avis. En nous regardant de loin, on avait vraiment l'air de gamin s'extasiant devant tout. Tom voulait à tout prix lui faire acheter une casquette, même si elle n'aimait pas, Claudia lui montrait différent carnet, des miroirs, des petites pochettes, et acheta même une ravissante boite à bijoux, noir en velours avec de la dentelle blanche. Je m'étais assis dans un coin les regardant s'amuser quand je vis Bill revenir avec un petit sac. Il était dans la rue au téléphone avec quelqu'un et semblait rire aux éclats. D'ailleurs celui-ci coupa la conversation. Je m'apprêtais à sortir le rejoindre quand Nash apparut devant moi avec une casquette sur la tête.

- Est-ce que... Ca me va ? Elle semblait si timide en me demandant ça sous sa grande casquette. Bon ce n'était pas ce qui allait le mieux avec sa tenue. Me relevant je la regardais avec un sourire avant de lui enlever délicatement et de remettre ses cheveux en place.
- Ca te va très bien, mais pas avec cette tenue. Ton béret était plus mignon...
Je lançais alors la casquette dans le panier que Claudia tenait et où s'amoncelait déjà pas mal de trouvailles tandis que Bill entra dans la boutique un sourire aux lèvres tendant le sac à Nash et lui lançant un « Cadeau » très joyeux. Celle-ci prit le sac, déjà rouge et en sortit plusieurs bouteilles de parfum, du maquillage et du vernis. Elle manqua presque de fondre en larme si Bill ne lui avait pas dit que ça ne coûtait rien pour lui, et qu'elle ne devait pas s'en faire. Une fois sortie du magasin, Claudia s'étira en lançant les sacs à Georg qui à peine revenu, faisait décidément le porteur et sauta sur Bill en dansant presque. Nash eut un sourire si doux à ce moment que je n'étais pas près de l'oublier. Elle rayonnait entourée de nous tous, avec ses sacs en main dans cette nouvelle tenue. Ses longs cheveux battaient autour de son visage tandis qu'il ventait un peu.

Enfin nous retournâmes dans la voiture. Pourtant il eut un changement de place. Tom vint à l'avant en nous faisant un grand sourire, tandis que Bill et Claudia se trouvaient à l'arrière et s'occupait de pouponner Nash. Bill était entrain de lui vernir les ongles et Claudia s'occupait du maquillage, suivant les conseils de Bill, et la plupart du temps le contestant dans ses choix. A l'avant nous étions silencieux. La voiture filait lentement à travers la ville direction l'aéroport. Heureusement pour nous, et pour une fois on pourra le dire comme ça, il y avait un peu de ralentissement ce qui permettait au couple d'arranger Nash quoi elle était déjà assez belle comme ça. Je me retournais de temps en temps tandis que Georg et Tom était en pleine conversation, à savoir ce qui était le mieux, les fans qui vous attendaient en silence, ou celle qui osaient vous aborder.
- Je... La voix de Nash nous parvient alors, et nous nous retournâmes tous les trois vers elle. Il avait fini de la maquiller. Un maquillage noir assez simple, mais qui faisait ressortir ses yeux. Bill l'observait près à tout pour elle, tandis que Claudia souriait, c'était encore assez rare de l'entendre parler, et nous semblions tous suspendu à ses lèvres.
- J'aimerais avoir des piercings comme vous les jumeaux, et comme toi Dia... Et euh...
- T'inquiète j'ai compris. Chauffeur vous pourriez prendre à gauche direction la boutique ou Bill a fait son tatou ? On a encore le temps non ?
Le chauffeur répondit à l'affirmatif à la question de Tom, et la voiture tourna à gauche. Cette fois-ci pas de petite ruelle, ni de hangar à la dérobée. La voiture se gara devant le magasin, et Tom sortit suivit de près de Nash. Pour ne pas ameuter trop de monde, nous avions décidé d'un commun accord de ne pas sortir.

Encore une fois Nash avait fait confiance à Tom, Nash était avec Tom encore. Celui-ci semblait déjà tellement bien la comprendre. Je ne devais pas être jaloux, je ne pouvais pas l'être comme ça. Car c'était bel et bien de la jalousie qui m'habitait. Soupirant je prenais le mp3 qu'elle avait laissé et l'allumait. J'entendis alors nos chansons retentirent dans mes oreilles. Ce n'était pas du hip-hop qu'elle écoutait mais nous. Elle ne nous connaissait pas. Je le savais déjà. Peut être que Tom voulait lui montrer qui on était derrière cet anonymat. J'avais envie de pleurer. Envie de pleurer car d'un côté elle nous voyait comme des personnes normales, et surtout parce qu'elle n'avait vraiment pas eu cette adolescence que tous le monde trouvait normale. Je ne sais pas comment expliquais ce que je ressentais tandis que dans les écouteurs, la voix de Bill chantait « Wilkommen in unser'm traum » Combien de temps il resta là à écouter cette chanson encore et encore. 'Laß Uns Hier Raus'. Bill t'a première phrase me touche. Ca lui correspond. Bienvenue dans nos rêves. Bienvenue dans notre monde Nash.
Soudainement une porte s'ouvrit derrière et Tom apparut haletant demandant à Claudia de signer le papier comme quoi elle était garante, car le perceur avait fait les piercings, et après il avait pensé à demandé si elle était majeur. Bref une prise de tête, comme s'acharnait à dire Tom. Deux minutes plus tard, je le vis revenir accompagner de Nash. Reposant le Ipod à côté de moi, j'observais la jeune fille se remettre en Georg et moi. Celui lui demanda d'un sourire « Alors ? » La jeune fille nous fit un timide sourire avant de relever sa mèche de cheveux, elle en avait un à l'arcade, et l'autre que l'on voyait déjà au labret comme Tom. Georg continua à la questionner tandis que la voiture se remettait en route. Pourquoi pas les oreilles ? Parce qu'elle n'aimait pas. Je buvais ses paroles, la regardant du coin de l'½il, elle semblait prendre de l'assurance. Tant mieux car ce qui nous attendait, il lui en fallait. En effet nous arrivâmes à l'aéroport. Qui dit aéroport, dis fans en furie.

Nous fîmes descendre Nash et Claudia un peu avant pour qu'on ne les voit pas avec nous. Au loin je les voyais se diriger vers l'endroit pour l'embarquement, Nash serrant son sac contre elle. Claudia la tirait en riant. On aurait dit deux amis partant en vacances, personne n'aurait pût croire qu'elle venait avec nous. Ce ne fut pas pareil pour nous. Nous avions eu droit à nos fans. Comme toujours nous prenions le temps de leur signer des autographes de leur dire des gentils mots, mais souvent mon regard déviait sur les deux cousines. Nash nous fixait intensément. Il semblait qu'elle commençait à se rendre compte de notre notoriété. J'aurais préféré qu'elle le voie autrement. Puis elles disparurent de ma vue. Elle serait dans l'avion. Je n'avais qu'une envie les rejoindre. Mais je devais me concentrer sur l'instant présent : les fans.

Finalement la déchéance elle me plaisait bien.
Surtout si elle portait son doux nom à Elle.

# Postato lunedì 05 novembre 2007 07:35

♪ Nach dir kommt nichts, unsern ersten tag verfluch ich

♪ Nach dir kommt nichts, unsern ersten tag verfluch ich
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Fliegendes Karussell
Chapitre 2
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Dans l'avion Nash semblait assez étonnée. Elle nous regardait fixement avant de détourner la tête, sa mèche qui lui cachait une partie du visage volant quelque peu devant elle. Depuis l'épisode des fans, elle semblait être retombée dans cette timidité, qui avait presque disparu. Tom assis à côté d'elle essayait de savoir ce qui la troublait mais en vain. Claudia de son côté dormait sur l'épaule de Bill qui faisait une bataille navale avec Georg. Finalement Tom soupira avant de se lever sous nos regards. Etait-il lassé ? Je l'observais passer devant moi dans la rangée, son visage n'évoquait rien, pas de colère, pas de tristesse, même pas son sourire habituel si charmeur, ou du calme, rien, un visage fermé. Peu après j'entendis un bruit et je vis Nash se lever à son tour, elle s'apprêtait à le suivre quand je la pris par le bras en douceur. C'était peu être ma jalousie qui l'avait retenu, je la tenais peut être pour ne pas qu'elle aille le retrouver. Je ne savais pas, j'avais agis instinctivement. Je me levais avant de m'installer pour pas longtemps à la place qu'occupait Tom regardant Nash qui semblait attendre un mot de ma part. Parfois c'est tellement dur de parler pour expliquer un geste, ou encore l'attitude de quelqu'un, ce jour là je devais faire les deux devant ses grands yeux noirs qui me fixaient, des yeux si profonds, qui ne reflétaient que douceur, semblaient me scruter pleins d'angoisse et de questions. Comme la première fois. Des yeux si expressifs, et pourtant je me trouvais pris au dépourvu dans cet océan couleur encre de chine.

- Nash. Ma voix était hasardeuse, peut être encore plus que la sienne. Je lui souris autant pour la voir se détendre que pour me donner de courage. Allez vieux, ce n'est pas compliqué de parler à une fille, comment tu vas faire pendant deux semaines ? C'est ce que je me disais intérieurement.
- Tom ne t'en veut pas, il n'est pas parti pour ça, c'est juste qu'il s'inquiète pour toi, et qu'il ne veut pas s'énerver contre toi. Il faut le comprendre. Je suppose que c'est à cause de notre notoriété n'est-ce pas ?
Nash me regarda avant de baisser les yeux. J'avais visé juste. Comment lui expliquer notre monde, à elle qui en ignorait tout, comme lui expliquer la vie que les gens nous envie, alors qu'elle envie déjà celle de ces gens ? Ton regard vaut mille mots, c'était vrai chez elle, ses regards me transperçaient déjà à ce moment là, il me transperce encore dans mes souvenirs. Tu hochas alors d'un signe de tête. Je me décidais à t'expliquer ce que nous vivions, comment expliquer avec des mots ce qu'on ne peut comprendre qu'en le vivant ? C'était la magie d'un regard, de son regard, il me faisait vivre ce que je ne pouvais comprendre par des mots, l'intensité de ses émotions par exemple.
- Tu sais Nash, nous sommes célèbres, mais ce n'est pas pour ça que nous ne sommes pas des gens normaux. Nous vivons juste dans une bulle. Nous essayons toujours de rester terre à terre même si c'est dur, et nous n'oublions jamais nos amis tu sais. Regarde Claudia, et Andréas, nous ne les oublions pas. Si tu veux voir Tom vas-y, mais ne t'excuse pas pour quelque chose dont tu n'es pas coupable.

Je la regardais en souriant, et elle acquiesça d'un signe de tête avant de se lever et de partir rejoindre Tom. Je l'avais envoyé dans ses bras. Je n'avais pas su la retenir, mais la retenir pourquoi, j'aurais voulu qu'elle me parle, qu'elle m'explique sa timidité, ce qui n'allait pas chez elle, pourquoi elle était ainsi. Mais je n'étais pas la bonne personne, et franchement ça me faisait mal de l'admettre, est-ce que je tombais amoureux d'elle ? Non c'était impossible, juste de la fierté mal placée, et une amitié fraternelle, comment se convaincre de ça. Alors qu'elle semblait si frêle et que je voulais à tout prix la protéger. Pourtant elle, elle n'avait pas besoin de moi mais de Tom. Soupirant je retournais à ma place observant leurs deux sièges vides avant de fermer les yeux allumant mon Ipod. Autant s'occuper pendant ce voyage. Nous repartions en Espagne, une petite pause. Dans une ville dont nous ignorions le nom près de Barcelone je crois. Je n'en savais rien je m'en foutais un peu, le principal c'était ces vacances. On pourrait bosser un peu, se décontracter, Bill pourrait passer deux semaines avec sa Chérie, et... Nash, son nom revenait encore, pourquoi je ne pouvais pas admettre qu'elle préférait Tom, je n'étais pas amoureux, combien de fois devais-je donc me le dire, pour que j'arrête de penser à elle. Mais j'avais peur pour elle. Oui Tom n'était pas celui qu'on disait, il n'avait pas une fille chaque soir dans son lit, une de temps en temps, mais il n'était pas du genre à avoir des relations longues mais Nash... Je ne savais rien de ce que voulait Nash, mais je l'imaginais passionnée. Claudia nous avait parlé de son petit ami, quatre ans avec, une année de tromperie. Horrible. Je ne pouvais même pas comprendre ce qu'elle avait pu ressentir, seule dans une chambre presque vide. Je me l'imaginais déjà. Allongée pleurant toutes les larmes possibles, refusant de manger. Secouant la tête j'essayais de plus y penser, me laissant bercer par « Nothing Else Matters » de Metallica.

Je ne sais pas combien de temps j'ai somnolé mais au loin j'entendais comme des rires. Ouvrant les yeux je vis que Tom avait repris place avec Nash, et qu'il essayait de lui piquer son petit béret qu'elle avait remis durant le trajet dans l'aéroport. Celle-ci riait aux éclats en lui enfonçant la casquette devant les yeux, ils avaient l'air de deux gamins, mais au moins elle riait, je fermais de nouveau les yeux. Ils s'étaient réconciliés, même si il n'y avait pas eu de véritable dispute, c'était mieux pour elle, si la personne qui arrivait à la faire rire ainsi était près d'elle. Voila, c'est ce que je devais admettre, si je voulais son bonheur, je devais la laisser près de Tom qui savait la faire rire et sourire sans mal. Fermant à nouveau les yeux, j'essayais de réprimer mes larmes. Je ne devais pas pleurer, je ne savais même pas pourquoi ces larmes étaient là. Peut être que si, au fond de moi, mais je ne devais pas y penser. Pas maintenant. Deux semaines de folie nous attendaient, il fallait en profiter à fond. Enfin je m'endormis. Bien sûr il ne fallait pas plus de deux heures et demi pour faire le trajet, et mon sommeil fut interrompu par l'atterrissage. J'ouvrais les yeux pour voir que tout le monde était déjà réveillé, même Claudia qui avait dû rattraper sa nuit, vu comment elle avait bien dormi, semblait joyeuse et ne cessait de chanter à tue-tête nos chansons avant de se remettre à rire... Georg et Bill essayait de finir une énième bataille navale, Tom regardait ses messages, son Ipod aux oreilles, Nash quand à elle, lisait le manuel de son portable, celui-ci à la main. Bientôt, nous pûmes ressentir la secousse de l'atterrissage. C'était un avion privé. Mais nous ne pouvions pas sortir tout de suite, il nous fallait attendre que notre manager descende, voie comment on s'organise et nous prévienne.

Nous restions pensif, Claudia avait arrêté de chanter et s'était levée pour se pencher au dessus de Tom lissant ses messages, Georg et Bill avait rangé les papiers et crayons et s'affronter du regard avant de ricaner, un sourire aux lèvres. Et puis tandis que personne ne s'y attendait 'Dia s'étira avant de s'écrier un « Je m'ennuie » très compréhensif. Tom grogna un « Bah merci » tandis qu'il rangeait son portable. Georg quand à lui soupira à son aise. De mon côté je n'étais pas mieux, je ne cessais de bailler sous l'hilarité retenue de Bill qui se trouvait devant moi. D'un geste je lui ébouriffais sa tignasse qui pour une fois n'était pas celle du hérisson. Un cri qui ressemblait plus à un grognement s'échappa des lèvres de notre chanteur tandis qu'il essayait de remettre ses cheveux en place sous nos rires. Nash quand à elle se leva essayant de voir ce qui se passait par les hublots. Mais elle était trop petite.
- Je vois rien murmura-t-elle d'une voix boudeuse. A peine le temps de parler, que Tom la porta en la prenant par la taille. Poussant une exclamation de surprise, elle se positionna bien pour ne pas lui faire mal et observa par le hublot ce qui semblait l'intriguer.
- Je te fais pas mal j'espère.
- T'es lourde, un vrai cachalot répliqua-t-il un sourire aux lèvres, mais voyant l'air effaré, il se dépêcha de se contredire.
- Mais non, je rigole. Qu'est-ce que tu vois ?
- Il y a une foule impressionnante, et votre voiture aussi.
- Hanw génial, j'imagine déjà la scène. C'était Dia qui venait de parler avec un sourire ironique au visage qui nous fît sourire, tandis que Tom reposait Nash au sol avec douceur, nous nous tournâmes tous vers Claudia qui heureuse d'avoir l'attention laissa échapper un sourire avant de continuer à parler.
- On va avoir du « Biiiiiiiiiiiill Ich liebe Diiiiiich », ou encore du « Taumeuuuh Fick miiiiich » et Encore d'autres choses comme ça.

Eclat de rire général, David débarqua et nous sourit, nous l'avions mis au courant pour Nash, il lui fit un signe de tête et un grand sourire auquel elle répondit, essayant de s'arrêter de rire tous comme nous. Il fallait être sérieux, et vu la mine de David, il nous avait encore trouvé un drôle de plan. Et oui le plan était l'un des plus saugrenus qui m'avais été permis d'entendre.
- Les gars et mesdemoiselles, comme vous vous en doutez, y'a foule dehors, donc on a fait une jolie haie à gauche, mais vous passerait par la droite où des barrières sont en train d'être installées. Evitez de courir, je suppose que quelques fans vous verrons. Il suffira de dire que Claudia et Nash sont des journalistes engagées pour des articles...
- Hanw mon amour il suffit de dire que je suis ta fiancée voyons. S'exclama alors Claudia en sautant sur David. Elle avait toujours était comme ça, ouverte aux gens sautant sur les gens, surtout sur David je crois. Je ne l'avais jamais vu une fois ne pas sauter sur lui. Mais en y repensant l'idée de David avait du bon. D'ailleurs Claudia était déjà d'accord car elle avait enfilée sa casquette qu'elle avait piquée à Tom et ses lunettes qu'elle avait piquées à Bill, bref la vraie panoplie de la journaliste ne voulant pas se faire voir, ni être reconnue. Claudia s'approcha alors de sa cousine pour lui mettre de force une casquette sur la tête, celle que Tom lui avait achetée. Celle-ci fit une moue boudeuse avant de passer ses lunettes sur son nez, tandis que sa cousine arrangeait ses cheveux pour qu'on voie le moins possible son visage. Puis Georg attrapa sa main avant de l'emmener en direction de la sortie tandis qu'elle s'inquiétait pour les bagages. Bill la trouvait bien curieuse, et Tom la rassurait en lui disant qu'ils seraient apportés à l'appart', David leur disait que c'était pas le moment pour parler chiffon, et j'ajoutais qu'il était mal placé pour dire ça, pire qu'une colonie de vacances.

Nous arrivâmes enfin à la sortie. Personne devant l'escalier, c'était la suite qui se compliquait, quelle idée de sortir à l'air libre. Bill était en tête suivit de près par Claudia, puis Georg, Nash, Tom et moi fermions la marche. Une fois les escaliers descendus nous marchions assez vite, mais il y avait déjà des cris. D'ailleurs, les fans accoururent bientôt, et nous leur fîmes des sourires tandis que les vigiles les retenaient et puis, Nash éclata de rire, se tenant les côtes avançant du mieux qu'elle pouvait, d'ailleurs Claudia riait aussi. Elles s'étaient donné le mot ou quoi ? D'ailleurs nous dûmes nous arrêter car Claudia s'était immobilisé regardant Nash en riant qui elle n'avançait plus, se tenant les côtes, murmurant qu'elle avait mal à force de rire. Derrière nous les flashs, les crient des fans, tout ce qui faisait mon bonheur avant semblait si désagréable à mes oreilles à ce moment là. Je voulais partir, le calme de la voiture. D'ailleurs les gars ne semblaient pas si bien du tout non plus, ils ne savaient pas quoi faire pour les filles. Il fallait se dépêcher, je pris alors avec délicatesse Nash dans mes bras, un bras en dessous de sa taille, l'autre sous ses genoux, et je me mis à avancer, tandis qu'elle riait et pleurait à la fois sur mon épaule. Claudia semblait alors avoir repris son calme et avait repris sa marche pressé suivit des autres. Tom marchait derrière moi et fermait de nouveau la marche, la voiture était à quelques mètres, mais durant ceux-ci j'entendis les flashs et les questions qui bourdonnaient à mes oreilles c'était horrible. Je venais d'en prendre un coup, les fans qui hurlent, ce n'est plus si féerique que ça, car là elles n'hurlaient pas forcément notre nom, mais aussi des insultes envers Nash et Claudia.

- Bécasse pourquoi tu riais ? La voix de Claudia dans la voiture, nous filons à toute allure vers l'appartement, trois sur chacun des banquettes qui se font face. Un sourire sur les lèvres de Tom qui semble se retenir de rire, et Nash entre nous deux, pleurs toujours de rire.
- Parce que t'avais raison, t'as sorti mot pour mot ce qu'elles allaient dire et c'était risible...
C'est bon Georg éclate de rire, et Bill lui laisse échapper un gloussement, moi c'est pas mieux je souris à la situation, Claudia a un air de demeuré à qui on vient d'apprendre un truc étonnant, et elle secoue la tête avant de frapper Nash sur sa tête, abaissant la visière de cette casquette bien trop grande.
- Une vraie idiote. Tu n'es pas douée franchement...
- Je te signale que tu riais aussi Chérie. C'est Bill qui vient de casser Claudia. Celle-ci ouvrit grand la bouche avant de la refermer boudant presque. Elle était adorable, d'ailleurs nous savions tous qu'il y en avait un qui ne pouvait que craquer devant elle. D'ailleurs Bill se pencha pour lui murmurer quelque chose à l'oreille, et la jeune femme se pelotonna dans ses bras, un fin sourire sur les lèvres, un sourire espiègle, quelque chose qui nous rendait le sourire. Les hurlements des fans nous parurent alors loin, même cette descente de l'avion, elle semblait dater. Nash écoutait de nouveaux notre musique, dormant sur mon épaule tandis que Georg qui était en face de Tom partait sur une discussion ô combien importante, ce qui était le meilleur pendant les vacances, la bouffe, la sieste, la grasse mat', la piscine ou encore d'autres choses. J'observais la fenêtre pour dévier mon regard de cette jeune fille appuyée contre moi. Le paysage défilait lentement à mes yeux, alors que nous allions si vite, c'était comme dans un manège, nous effectuions des tours, et nous ne connaissions pas la fin, ce rêve là, comment pouvait-on savoir qu'il serait aussi vite brisé. Pourquoi les rêves doit-il toujours ce finir de la pire manière qui soit, surtout quand ils sont aussi beaux.

La voiture se gara alors devant un petit chemin qui montait vers un appartement en hauteur, près de la mer. Claudia ne s'était pas trompé dans sa description pour Andréas, la mer, la piscine, le jacuzzi. Nous sortîmes alors de la voiture, avant de prendre les bagages. Tom jouait les gentlemans en prenant les deux valises dans lesquels on avait placé les nouvelles affaires de Nash, Bill comme toujours s'exhortait contre Claudia qui prenait toujours trois valises, tandis que celle-ci lui répondait qu'il y avait autant d'affaires à elle qu'à lui dans l'une des valises. Bref, Georg et moi dûmes aider pour que toutes les valises soit montées, David nous regarda de la voiture un sourire aux lèvres avant de lancer que nous aurions nos instruments demain dans la journée. Le petit chemin s'avéra en clin de gaieté, tellement nous riions, l'aéroport était bel et bien parti de notre tête. Arrivés devant la porte, nous regardâmes Bill qui jouait d'un air espiègle avec les clefs, l'air de dire c'est moi le chef, mais pas de chance, Tom posa les valises et chippa les clefs tandis que Bill poussait une exclamation. La porte ouverte, les valises posées dans le couloir, nous partîmes à la découverte de cette appartement. Un énorme séjour, une cuisine équipée où j'allais me retrouver la plupart du temps le matin, le midi et le soir, deux salles de bains, et bien heureusement sinon nous étions sûr de ne pas nous laver avant l'après midi avec Bill et Claudia.

Et puis dehors, miracle de la vie, nous ne comprîmes pas comment Claudia put se retrouver dans la piscine, Tom surtout ne comprenait pas et ne cesser de lui demander ce qu'elle faisait dedans, avant qu'elle ne le tire lui aussi comme une vengeance. Les deux commencèrent alors une bataille d'eau sous le regard amusé de Bill assis sur un des transats et hors de portée des deux amis qui ne cessait de se chamailler sous nos regards, Georg lui observait la vue qui donnait sur la plage, d'ailleurs il y avait une ouverture dans la clôture qui donnait sur un petit chemin menant directement sur la plage. Vraiment cette maison c'était le paradis. Devant moi je vis passer Bill qui courait vite, suivit de Tom et de Claudia, tous les deux mouillés, je décalais Nash d'un geste pour ne pas qu'elle se fasse tremper.
- Ne t'inquiète pas c'est habituel disais-je alors à son attention tandis qu'elle les regardait avec un regard pétillant et le même sourire que Claudia pouvait avoir quand elle était heureuse, elle lui ressemblait vraiment à ce moment là. Et puis un cri détournèrent notre attention, Bill venait de se retrouver dans la piscine avec Tom, et Claudia battait des mains heureuse d'avoir gagner, se dirigeant vers la maison, se débarrassant de son jeans qui semblait sortir de la machine à laver, et non essoré en plus. Elle se dirigea pieds nus, impudique et à moitié nue vers sa valise avant de trouver un tee-shirt, des sous-vêtements et un nouveau jeans et de se diriger dans l'une des salles de bain. Tom soupira avant de sortir de l'eau, aidant son jumeau à faire de même. Les deux semblait bien trempé, sans parler des cheveux de Bill qui tombait lamentablement. Tom se débarrassa de sa casquette, la vidant de l'eau qu'il y avait dedans, et prit la salle de bain sous le nez de son frère. Bill se rassit donc dans le transat qui l'occupait décidant de sécher sous le soleil du soir. Nash s'inquiétait de savoir si il n'allait pas prendre froid, et cet imbécile, car à ce moment on pouvait dire qu'il en était un, disait qu'il allait perdre sa voix, si Claudia ne venait pas le réchauffer.

Claudia sortit alors à ce moment là de la salle de bain et évita Bill de peu vu qu'il était encore trempé, lui montrant la salle de bain qu'elle venait d'occuper avec un sourire et ajoutant qu'elle le câlinerait que si il était sec. Notre chanteur ne se fit pas prier et parti sous le rire de Georg qui ne s'en remettait pas du manège des trois. Après une bonne demi-heure, nous étions tous installés dehors sur la table qui se trouvait sous un store, un plateau de boisson sur la table. Chacun était à son aise, et même Nash souriait, sirotant une menthe glacée.
- On a un gros problème s'écria alors Claudia, tandis que Georg manqua de tomber de sa chaise, se balançant un peu trop. Eclat de rire général, mais aussi notre attention qui se porta vers la jeune femme.
- Qu'est-ce que t'as encore ? Tu veux retourner dans la piscine ? Sarcasme de Tom tandis qu'elle lui donne un coup derrière la tête sous son regard indigné. Peut être qu'elle a vraiment un problème vu cet air sérieux qu'elle affiche à ce moment là.
- Il n'y a que quatre chambre, moi je partage la mienne avec Bill, mais où va dormir Nash ?
- Je peux dormir sur le canapé tu sais. Première fois que j'entends Nash prendre la parole comme ça, d'habitude, il y a toujours de l'hésitation dans sa voix et pas cette fois. Tu sais, je crois que c'est parce que vous ne deviez être que cinq à partir, et comme tu étais avec Bill, quatre chambres étaient suffisantes.
- Je refuse que tu dormes dans un canapé. L'un des garçons partagera sa chambre. Bon pas Georg, il ronfle, et en plus c'est un pervers.

Indignation de la part du bassiste, mais sourire sur nos lèvres. Claudia a toujours eu cette manie d'être franche et de nous faire rire à la fois, nous attentions la suite, comme par hasard ça se jouait entre Tom et Moi, comme par hasard, bien entendu.
- Donc, on sait que Tom bouge quand il dors, et que c'est pas terrible de se prendre des dreads sur soit, sans parler de cette manie de sauter sur les filles, mais Gus' n'est pas mieux non plus, vu qu'il se couche tard, et se lève tôt et pique toutes les couvertures.
Nous nous mîmes à rire du portrait qu'elle faisait de nous, à croire qu'elle avait déjà passé une nuit avec chacun, ce qui était sans doute le cas, mais elle n'avait toujours pas décidé qui dormirait avec elle. D'ailleurs la concernée nous regarda avant de se remettre à parler sous l'air exaspéré de sa cousine, elles étaient toutes les deux aussi têtues l'une que l'autre.
- Le canapé ça me va bien je t'assure.
- Et moi je te dis que non. Si ça continue je dors avec Bill sur le canapé.
- Moi je ne suis pas d'accord. C'était Bill qui venait de parler, à mon avis il ne devait pas aimer le canapé, son lit double devait être ce qu'il y avait de mieux. Tom ricana à la remarque de son jumeau, comme si on ne voyait pas la connotation perverse dans ce propos.
- Elle dormira avec Gus voila. Regard étonné de ma part envers Claudia. Pourquoi moi tout d'un coup ? Tom eut un sourire et Georg me tapa sur l'épaule, avant que je le fusille d'un regard noir, non pas que je ne voulais pas partager ma chambre, juste que je voulais comprendre cette décision soudaine de Claudia.
- Bah quoi, elle se lève tôt elle aussi, faut pas qu'elle gène Tom qui a besoin de sommeil, tu ne te sentiras pas trop seul j'espère ?

Sourire de la part de Tom, et rires en commun. La soirée allait être riche en gaieté et en rire. Mon regard se posa alors sur Nash qui souriait elle aussi prenant part à la discussion. Finalement, il n'y avait pas que Tom qui comptait pour elle. Cette pensée me fit du bien, ma jalousie était peut être un peu trop exagéré qui sais.


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C'est la première fois que je montre Nash.
Je l'imaginais trop comme ça. Quoi que mon icone c'est elle =)
Et c'est aussi la première fois que je vous laisse
un message. Merci de lire ma Fic.
A partir des prochains chapitres, ça va aller plus vite =)
Laisser vos Impressions. <3

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# Postato domenica 11 novembre 2007 07:23

Modificato sabato 17 novembre 2007 03:47

♪ An Deiner Seite, nur eine Weile. Du bist nicht alleine.

♪ An Deiner Seite, nur eine Weile. Du bist nicht alleine.
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Gestirnte Nacht
Chapitre 3
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Une soirée sympathique entre des éclats de rire et des paroles, des sourires et des histoires, bizarrement à ses yeux nous n'étions plus les Tokio Hôtel, elle s'ouvrait sans mal nous parlait de sa vie, de son école, se moquait même de celui qu'elle avait aimé pendant quatre ans, elle restait vague mais nous imaginions sans peine ce qu'elle avait vécu, cette façon de parler, ce sourire triste, tout ça nous le comprenions, enfin pensions le comprendre. Et puis la fin du repas, on débarrasse ce qui reste des pizzas, on range la pièce. Il est bientôt minuit, on est crevée, d'un commun accord, chacun décida alors d'aller se coucher, croisement dans les couloirs, recherche de brosse à dents, on rangera tout ça demain, les filles se disent au revoir, on se fait des signes de la main, on se fait la bise, et enfin les portes se referme.

Nash dans un tee-shirt trop grand de Tom restait près de la fenêtre, j'avais cette impression qu'elle tremblait un peu. Elle semblait chercher quelque chose par la fenêtre, peut être quelqu'un, mais on ne voyait que la plage, que la mer. La mer, elle semblait si attirer par celle-ci, mais la craignait également. J'avais vu son regard se diriger vers la mer, pourtant elle ne s'approchait pas de l'eau, dans son regard il y avait quelque chose de terrifié et de perdu.
- Je n'aime pas le noir.
- On ne fermera pas les rideaux ne t'inquiète pas.
Elle me tourne toujours le dos, mais je capte un mouvement imperceptible dans ses cheveux. Comme si elle avait sourit. La jeune femme s'assit alors sur le rebord du lit me tournant toujours le dos, ramenant ses genoux contre elle et fixant cette mer au loin.
- Raconte-moi. Je connais déjà son histoire, je veux l'entendre de sa bouche, ce n'est pas un ordre, et pas vraiment une demande, juste une supplication, je veux la comprendre. Au fond de moi j'espérait qu'elle me répondrait, qu'elle m'expliquerait sa vie, pourquoi elle était comme ça, ce qu'elle ressentait au fond d'elle, comment elle percevait tout ça.

- Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut dire. Je ne sais même pas par où commencer. Je m'appelle Nash Rozen Nancy Harvenheit. Le nom de ma mère était Dendrish. Mon père a toujours voulu m'appeler Rozen, à chaque fois que je le voyais il me donnait ce nom, Rozen, sa rose à lui, son étincelle. Mes parents ne se sont pas aimés, enfin je crois, mon père a toujours aimé ma mère, mais celle-ci sans doute, ça fait bizarre de ce dire ça. Claudia m'a montré son monde à elle, là où tout va bien, là où son frère Matthew vient l'aider pour les tâches ménagères, là où sa mère l'attend avec un bon gâteau à sa rentrée de cours, là où elle sort et rit avec des amis, là où personne ne lèvera la main sur elle.
Je comprends les paroles qu'elle prononce de cette voix douce et timide tandis que celles de Claudia me reviennent en tête. « Nash est une enfant battu physiquement et moralement, je veux lui redonner le goût de la vie, je veux lui réapprendre à aimer, s'aimer et être aimer sans qu'elle ne craigne quoi que ce soit, je veux qu'elle vive effrontément car vivre effrontément c'est vivre pleinement » J'attends la suite, sans qu'elle le sache ces mots me captivent, sa voix, sa façon d'être tout en elle est source d'admiration devant mes yeux.

- Je n'ai jamais vécu en Allemagne, ma mère avait suivis mon père en Angleterre, avant d'opter l'Irlande pour ma naissance et ma vie, lorsque je suis née, ma mère n'a vécu qu'une année avec mon père avant de divorcer et réclamer ma garde. Et elle l'a eu, mon père est médecin, il n'avait pas le temps de s'occuper de moi, alors que ma mère était avocate et pouvait encore envoyer ses dossiers au bureau. Mon enfance, comment l'expliquer, je dirais le strict minimum, c'est comme ça que Claudia la qualifie, moi je ne peux pas porter d'avis dessus, je n'ai vécu que la mienne, je ne sortais pas, ma mère m'appelait sa princesse. Nash n'était pas mon nom à ses yeux je m'appelais Fürstin pour elle, j'étais une enfance douce, je vivais dans cette petite chambre, aux murs vide mais aux rêves présent. Et puis à mes douze ans, il est arrivé avec sa gosse. Je voyais mon père tout les week-end, mais depuis son arrivée je le voyais plus qu'une fois par mois. Il n'est pas ton père me répétait-il, il ne le sera jamais. Des mots qui font mal, alors je n'étais pas sa petite Rozen, il ne m'a jamais aimé ? Je ne savais plus j'étais perdu. C'est à ce moment là qu'au collège je l'ai rencontré. Il s'appelait Maxime, il était beau, il était gentil, toutes les filles l'aimaient, mais il m'a aimé moi, pendant trois ans. Je ne le méritais pas. Il venait pour se faire aider aux yeux de ma mère, je lui donner des cours. C'est peut être lors de cette période qu'elle cessa réellement de m'aimer, je ne devais pas être là, je n'aurais jamais dû être là. Mina a prit ma place dans son c½ur, et elle s'en vantait, comme une enfant innocente, mais ça me blessait...

Je l'écoutais parler, dans un silence, ces paroles qui sembleraient si embrouillées aux yeux d'un autre, me semblait clair et limpide, je la voyait jeune, je la voyais aimante, souriante, je la voyais demander de l'affection à sa mère, voir cet homme arriver dans sa vie avec la petit Mina, et j'imaginais Maxime. Elle se pencha alors tirant de son nouveau porte-monnaie une photo qui semblait dater. Elle, ses longs cheveux noirs volant derrière elle, un chemisier, sûrement celui de son uniforme, ouvert sur un tee-shirt noir, un jeans banale et à côté, grand, la taille de Tom, un sourire charmeur aux lèvres, un vieux tee-shirt, une chemise par-dessus, un jeans troué, les deux souriant dans cette chambre sur un petit lit sans couleur, avec derrière un mur blanc. C'était simple mais ça faisait ressortir leur bonheur. Je lui retendis la photo qu'elle rangea précieusement dans le porte-monnaie qu'elle laissa sur la petite table. Cette fois-ci, je la voyais de profit, elle avait rentré ses pieds sous le drap, observant devant elle. Et elle reprit de cette petite voix qui tremblait un peu mais qui me captivait comme aucune autre ne pouvait le faire.

- Tu sais mon beau père n'était pas méchant, je crois qu'il ne voulait pas que je prenne la place de Mina, et puis il lui fallait une mère, et je n'était pas très sage. A douze ans je suis sortis rejoindre Maxime parce qu'il me l'avait demandé et que j'étais folle de lui. Je suis rentrée vers dix heure, c'est peut être à ce moment là, que ma mère a détournée les yeux de moi, je ne devais pas être assez bien pour elle. Je lui avais désobéi, il m'a corrigé. C'était normal, ça me paraissait normal, pourquoi ça ne le serait pas. Et ça a continué, ça ne c'est jamais arrêté. Et j'aimais de plus en plus Maxime, je sortais parfois pour le retrouver dans mon jardin, sinon ma vie se limitait à mon chez moi, à mon école, et à lui. Et il y a bientôt un an, Maxime est venu me voir, ma mère l'a laissé entré un sourire aux lèvres. Des devoirs disaient-ils. Des devoirs envers moi sans doute. Il n'en pouvait plus, ce genre de relation ne lui convenait. J'ai compris. J'avais compris qu'il y avait quelqu'un d'autre, les histoires de tromperie des films de ma mère devenaient vraies pour moi. Quand je lui ai demandé qui, il m'a répondu une fille que j'aimais bien, que je croyais mon amie. Je ne leur en ai pas voulu, comment pouvais-je leur en vouloir, il s'aimait c'était le principal, j'étais peut être naïve en croyant que je pouvais me satisfaire de son bonheur. Mais au fond de moi j'avais mal. Si mal, comme si je venais de perdre la moitié de mon c½ur, c'était pire que tout.

J'avais envie de la prendre dans mes bras, je voulais lui faire comprendre qu'elle n'était plus seule, que son c½ur allait être réparé, mais je n'y arrivais pas. Je n'étais pas Tom, je ne savais pas agir naturellement, je n'avais pas cette facilité avec les filles. Pourtant j'avais tellement envie de la prendre dans mes bras, j'avais tellement envie de lui dire que maintenant tout va bien, qu'elle n'avait plus à avoir mal, parce que j'étais là, parce qu'on était là. Et puis un geste timide, je sens alors ses fines épaules dans mes mains. Et je la serre contre moi. Je crois que je n'aurais jamais osé le faire, pourtant je la serre contre moi, son visage continue de fixer devant elle, et je les vois ces larmes, elles coulent sur ses joues pâles, tandis qu'elle se laisse aller. Ses mots se perdent dans sa gorge tandis que je la berce. Que cette nuit ne se finissent jamais, que ce moment ne soit qu'à nous deux. Et puis elle se remit à parler, sa voix parfois secouée de sanglot, elle parla alors sans se déloger de mes bras, continuant à être bercé par ce rythme que je lui imposé involontairement, la gardant contre moi.
- Claudia est venu chez moi en Avril dernier. C'était étonnant que ma mère accepte de la recevoir pendant deux jours, sans doute parce qu'elle partait en week-end. Et là c'était merveilleux, avec Claudia on se parlait énormément par lettre, mais la voir m'a changée, elle était une étoile à mes yeux quelque chose de brillant est fort à laquelle j'aspirais à y ressembler... Et il est parti, mon beau père est parti, ma mère est revenue seule, et Claudia est repartie, et moi j'étais seule aussi... Je ne veux plus être seule... J'ai si peur...
Nash se retourna alors pour pleurer dans mes bras. Que pouvais-je lui dire ? Quels mots étaient assez forts pour la consoler pour lui rendre ce sourire que j'aimais déjà tant. Elle qui semblait si forte, c'était une carapace. Elle devait se sentir si seule, et si triste, incapable de comprendre les autres, pourtant on était là à présent, mais comment lui faire comprendre. Je ne savais vraiment pas parler aux filles, il faudrait que je demande des cours à Georg et Tom un jour, mais pas pourtant, pour l'instant c'était Nash qui avait besoin de moi, et pas d'eux, c'était à moi qu'elle avait dit tout cela.
- Calme-toi... murmurais-je. On est là. Je suis là. Tu ne seras plus jamais seule. Parce que je ne te laisserais plus jamais seul.

Je les pensais vraiment ces mots à ce moment là, et je les penserais toujours. La jeune fille dans mes bras, serré mon tee-shirt dans ses poings, pleurant silencieusement des larmes pures, aussi pures que cette princesse. Mais c'était une princesse meurtrie, sur ses poignets, on pouvait voir de fines traces rouges, assez récentes et d'autres plus anciennes, un ange essayant de revenir aux cieux le plus vite possible. « Nash a fait plusieurs tentatives de suicide, les deux dernières remontent le jour où son copain l'a quittée, et l'autre un peu avant mon départ. Sa mère ne faisait rien. Elle la regardait partir un sourire aux lèvres, et Nash se croyait aimée. Pourtant jamais elle ne réussi. Retour brutal sur Terre. » Claudia, tes mots me faisait mal au c½ur. Comment pouvait-elle dire ça de sa tante, de sa cousine, je n'avais pas compris l'ampleur de la chose. Il fallait la sauver de ce monde où se mélangeait suicide et solitude. Ce n'était pas un monde pour elle.
- Tu sais ... Maxime, je l'ai revu au moment ... où Claudia est venue. Il était avec elle. Celle qui avait pris ma place. Et il a souris, un sourire doux et gentille, et il s'est approchée de moi pour me faire la bise, et me parlais comme si de rien n'était, il disait que c'était étonnant de me voir dehors et moi ... Je n'arrivais pas à lui en vouloir, mais son attitude me faisait mal, je voulais hurlais, et rien ne sortait, et moi je ... Je répondais comme un automate...
Elle serra alors mon tee-shirt encore plus fort et ses sanglots redoublèrent et je restais impuissant, je ne pouvais lui murmure que ça irais maintenant, qu'elle ne serais plus seule, que nous ne la laisserions jamais, et j'aurais voulu lui dire, que ça irais, qu'elle n'aurait plus jamais mal, mais c'était un mensonge, elle devrait souffrir pour s'ouvrir et pour pouvoir affronter cette vie qu'elle n'avait jamais connu, et je voulais être à ses côtés pour l'aider. Je voulais être là pour l'aider à se relever, pour faire face à l'avenir, pour qu'elle puisse pleurer comme maintenant quand rien n'irait plus je voulais être là pour tout cela et bien plus encore.

Le lendemain matin, le soleil perçait par la fenêtre et me réveilla. Elle était encore là, endormie dans mes bras, enfant innocente, dont les yeux avaient un peu dégonflés après avoir tant pleurés. La princesse est là immobile dans des draps top doux sur sa peau, son tee-shirt trop grand bouge au rythme de ses respirations de même que cette mèche qui lui cache son visage. Innocence même, perfection irréelle, j'ai l'impression que je pourrais rester des heures là à la regarder dormir, elle prisonnière de mes bras protecteurs, et mon bourreau un peu trop tendre. Pourtant je ne peux pas, je vais la laisser vivre comme bon lui semble être là pour elle, mais surtout je ne veux pas qu'elle s'en aille, qu'on ne m'enlève jamais ma princesse. Et elle ouvrit les yeux tout aussi matinale que moi. Jolie princesse dont un sourire la rend de lumière et immortelle à mes yeux. Même pas gêné d'avoir pleuré elle me murmura un « bonjour » d'une voix endormie, avant de se décaler de mon bras sur lequel elle avait dormi. Elle s'installa alors sur le lit observant le soleil qui lui faisait face, une main sur son visage avant de laisser échapper un petit rire. « Aujourd'hui il fera beau. Tu crois qu'on ira se promener ? » Une question banale qui me faisait pourtant sourire, elle qui hier semblait si perdue, commençait à prendre goût à cette vie que nous lui montrions. J'avais des pensées idylliques et utopistes ce matin là. J'espérais que rien ne change ce sourire qui était battît si sur ses lèvres, qu'elle soit toujours là le matin près de moi, qu'elle regarde toujours ce soleil qui illuminait la chambre avec ce regard pétillant de malice, qu'elle me traîne hors du lit pour qu'on aille déjeuner sur la terrasse, ce grand tee-shirt délavé volant autour d'elle, qu'elle observa la mer sur la rambarde, sa tasse à la main, qu'elle m'écoute lire le journal et commenter les informations, qu'elle vive tout simplement à mes côtés.

Un sourire, et la matinée passa, le repas aussi, un gratin préparée par la jeune fille, Bill qui fait semblant de pas aimer, Tom qui essaya de le frapper en vain, le brun était rapide, il s'installa à table dans des éclats de rires, nos journées avec elle étaient des éclats de rires, des éclats de vie, elle semblait être une flamme, un peu fragile mais brillante et réconfortante, nous voyions la complicité qu'elle avait avec sa cousine, leur regard qui se croisait parfois sous nos sourires, des blagues, des imitations, nous lui apprenons la vie, elle nous apprend la joie, la pureté d'apprendre, de commencer à connaître, c'est une découverte, une re-naissance, non pas seulement pour Nash mais aussi pour nous, elle nous montrait son monde à elle, à travers ses gestes parfois maladroit, ses sourires timides, son rire discret, sa petite voix, sa façon d'être tout nous montrais quelque chose que nous ignorions, nous l'observions dans chacun de ses gestes, nos regards se posant rapidement sur elle, pour ne pas qu'elle se croie observée et nous la regardions s'ouvrir comme un bouton de rose un peu en retard durant le début d'un été. Et puis une fois la table débarrassée par Georg et Tom qui ne cessait de se chamailler pour savoir qui pouvait en prendre le plu sous les rires de Claudia allongée, la tête sur Bill et Nash qui se cachait les bras sur la table pour ne pas qu'on la voit rire, le tout ponctué d'insultes amicale entre les deux, Claudia se releva pour courir dans la salle de bain sous nos regards ahuri. Que mijotait-elle ? Nous regardions tous avec appréhension la salle de bain, avant de la voir revenir en maillot de bain un sourire aux lèvres. Séance piscine, on s'en doutait un peu. Tom me regarda avec un regard en coin, je ne le sentais pas sur ce coup, et je crois que cette fois-ci mon pressentiment était encore bon, ce n'est pas qui me suis retrouvé à l'eau, mais Nash dans les bras de Tom, celle-ci avait poussé un hurlement aigu et s'agrippait désespérément à Tom dans l'eau, elle ne voulait plus le lâcher, pourtant elle savait nager. Et puis Tom se mit à rire et elle aussi, il venait de lui murmurer des mots à l'oreille. Les deux avaient l'air bien dans l'eau avec leurs vêtements les collants à la peau. Venant de m'asseoir sur un transat' je les observais un sourire aux lèvres pourtant au fond de moi j'entendais à nouveau cette voix qui me disait des mots jaloux, je ne devais pas être jaloux pas comme ça. Elle s'était confiée à moi, je ne voyais en quoi je pouvais être jaloux à part...

A part qu'elle se trouvait dans ses bras, qu'elle lui souriait et qu'ils riaient ensemble, à part que son regard était toujours sur Tom que celui lui avait mis sa casquette mouillé sur les cheveux, qu'elle l'embêtait avec ses dreads, qu'elle resplendissait à ses côtés. Ils étaient tous dans la piscine mais je ne voyais qu'elle, qu'elle avec Tom, pourquoi Tom, pourquoi je devais recommencer à être jaloux comme ça. Elle était une amie, et comme Bill l'avait dit avant qu'on ne la voie, après deux semaines elle serait loin et nous ne pourrions lui parler que par lettre et par téléphone. Une ombre s'approcha près de moi, et je relevais la tête. Claudia se trouvait à côté de moi, dégoulinante d'eau et me regardant un sourire aux lèvres.
- Est-ce que ça va Gus' ?
- Oui pourquoi ?
- Oh pour savoir, tu m'as l'air bizarre. Gustav. Tu ne dois pas tomber amoureux d'elle.
Sa phrase me mit dans un état de choc. Amoureux ? Mais c'était déjà trop tard, je la voulais déjà près de moi, je la voulais que pour moi, toujours à mes côtés, qu'elle reste là, qu'elle me dise tout, elle était déjà trop importante, elle était déjà une personne indispensable pour moi.
- Pourquoi tu dis ça ? Ma voix ne semblait même pas aussi sûre que je voulais le montrer.
- Gus' commença-t-elle en asseyant près de moi. Tu sais Nash habite en Irlande, tu ne pourras pas la voir, et tu lui briseras le c½ur si tu ne restes pas. C'est une fille passionnée tu l'as vu, mais toi est-ce que tu supporteras d'être loin d'elle ? Tu es un romantique, alors comment vas-tu faire si tu es loin d'elle, si tu ne pas rester à ses côtés ?
Chacun de ses mots me faisait mal mais elle avait raison et je le savais au fond de moi, c'est pour ça que je rejetais en bloque cette jalousie, cette possibilité de l'aimer, elle ne serais rien de plus qu'une petite s½ur pour moi, tout comme je serais un grand frère pour elle.
- Ce n'est pas à moi que tu dois dire ça mais à Tom. Regarde-le.
- Tom n'est pas passionnée Tom ne se risquera jamais de sortir avec Nash, ce n'est pas son truc et puis il la considère comme une amie il me l'a dit.

J'étais rassurée par sa dernière phrase. Tom la considérait comme un ami. Cette jalousie au fond de moi sembla émettre un ronronnement de contentement, comme si la place était libre, comme si le champ était libre. Un sourire aux lèvres Claudia me tapota l'épaule avant de se relever pour aller à l'eau. Je décidais de la suivre, en ne faisant pas attention à mes sentiments. Nash était une amie pour Tom, et pour moi, elle était celle qui embrasait mon c½ur, mais ça elle ne le saurait sans doute jamais.

« Dein Leben sinnentleert, Deine Schatten tonnenschwer. Und alles was Du jetzt brauchst, hast Du nicht. »


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Voila le troisième chapitre =)
Beaucoup de revélations sur Nash
Enfin bon j'ai galeré pour l'image
Désolé de la qualité médiocre de celle-ci.
Une envie pour la suite ?
Bonne lecture <3

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# Postato sabato 17 novembre 2007 07:42

Modificato sabato 01 dicembre 2007 09:25